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F 008

Portrait d’Henri Michaux dans son atelier. Photographie de Brassai (1946). © Archives Michaux, VEGAP, Bilbao, 2018.

Ajuriaguerra

Portrait Julián de Ajuriaguerra, anonyme.

Bilbao 001

Couverture de la publication de Julián de Ajuriaguerra et F. Jaeggi: Le poète Henri Michaux et les drogues hallucinogènes. Contribution à la connaissance des psychoses toxiques, expériences et découvertes du poète Henri Michaux (1959). Ed. Sandoz, Bâle.

Le saviez-vous...?

LE LONG CHEMIN DE L'AUTO-CONNAISSANCE

INTRODUCTION

Dès son plus jeune âge, Henri Michaux (Namur, Belgique, 1899 – Paris, 1984) voulut comprendre sa propre nature et celle du monde qui l’entourait. Sa vie et son œuvre reposent sur un processus d’auto-exploration constante.

Cette démarche didactique en ligne offre une réflexion sur des questions comme ses approches du domaine du subconscient, sa connexion avec d’autres cultures ou l’importance qu’il accordait à la musique, au langage écrit et au moyen pictural.

VOYAGER DANS LE SUBCONSCIENT

« Tu veux apprendre ce qu'est ton rôle ? Décroche. Retire-toi en ton dedans. Tu apprendras tout seul ce qui est capital pour toi… »


L’auto-exploration est une quête constante dans la pratique créative d’Henri Michaux, que l’artiste poursuivra toute sa vie durant. Une grande partie de cette recherche consista à trouver des formes de connexion avec son subconscient, afin de se libérer de l’emprise que chacun exerce sur soi-même et d’expérimenter ainsi avec la créativité artistique que cette introspection peut entraîner.

Dans ce but, Michaux expérimenta avec différentes techniques, comme la méditation ou la rêverie dirigée, qui lui permirent d’atteindre des états modifiés de conscience. Il consomma également de manière ponctuelle et contrôlée des substances comme la mescaline, encadré par des professionnels du domaine de la psychiatrie, parmi lesquels le docteur originaire de Bilbao Julián de Ajuriaguerra, avec lequel il se lia d’amitié à Paris dans les années cinquante. Les Dessins mescaliniens que l’on peut voir dans la salle 307, réalisés entre 1955 et 1959-60, ont un caractère abstrait et sont un exemple des œuvres créées suite à ses expériences avec ces substances. Michaux ne peignait pas sous l’emprise directe des substances consommées, car la vitesse et le dynamisme des visions qu’il recevait rendaient difficile ce travail. Toutefois, il prenait parfois des notes que lui seul comprenait, qui l’aidaient ensuite dans sa peinture une fois que les effets s’étaient dissipés ou avaient diminué, porté par le souvenir de l’expérience et comme témoin de celle-ci.

JULIAN DE AJURIAGUERRA OCHANDIANO

Julián de Ajuriaguerra (Bilbao, Espagne, 1911 - Villefranque, France, 1993) est l’une des principales figures scientifiques basques et l’un des plus grands psychiatres de l’histoire contemporaine. Il rencontra Michaux à Paris, avec lequel il collabora dans la réalisation de ses expériences mescaliniennes, en analysant et en notant tous les effets qu’elles causaient chez l’artiste.    

À la suite de ces expériences il publia avec F. Jaeggi l’essai « Le poète Henri Michaux et les drogues hallucinogènes. Contribution à la connaissance des psychoses toxiques, expériences et découvertes du poète Henri Michaux » (1959).

QU'EST-CE QUE LA MESCALINE?

La mescaline est une substance psychoactive d’origine végétale présente dans certaines variétés de cactus, comme le peyotl, traditionnellement utilisée par les Natifs américains comme un médicament ou lors de rituels.

L’utilisation de cette substance, dont la consommation peut être dangereuse pour la santé, se répandit en Occident au XIXe siècle, parallèlement à la naissance de la psychiatrie en tant que discipline médicale, et fut utilisée dans de nombreuses expériences par des docteurs, des penseurs et des artistes.

APPRENTISSAGE INTERCULTUREL

Pour Michaux, le voyage en Asie fut décisif. Il le désigne comme « son voyage » : « L’Indonésie, la Chine, […], pays qu’il lui faudra méditer et ruminer ensuite pendant des années. »


Très jeune, Henri Michaux réalisa que, pour avancer dans son processus d’auto-connaissance, il devait d’abord se libérer des barrières socioculturelles qui influençaient sa pensée. Cela l’amena à explorer les cultures non occidentales et l’art primitif, et à devenir un voyageur infatigable qui visita plusieurs continents.

De tous ses voyages, celui qu’il réalisa en Orient entre 1930 et 1931 fut le plus décisif dans son œuvre. Il découvrit alors des pays comme l’Inde, la Chine et le Japon, une expérience qu’il décrivit dans l’ouvrage Un barbare en Asie. À l’issue de ce périple, son intérêt pour l’art, la culture et la philosophie orientale s’épanouit et ne le quitta plus.

LA MUSIQUE

« Musique, art du comportement, […]. Huit minutes de musique folklorique en disent plus sur un peuple inconnu que cent pages de notes et de relevés. Document psychologique le plus révélateur. »


La musique joua un rôle fondamental dans les recherches esthétiques d’Henri Michaux. Grâce à elle, l’artiste réussit à connecter avec l’instant présent et à atteindre des états profonds de méditation. C’est pourquoi il accomplissait souvent son activité picturale au rythme de la musique qu’il écoutait. 

Son goût pour ce domaine se divise en deux axes fondamentaux : la musique folklorique de civilisations non occidentales, découverte au fil de ses voyages et qui lui permit de découvrir de nouveaux rythmes et instruments, et la musique contemporaine, minimaliste, sérialiste, bruitiste ou concrète, cultivée par des compositeurs comme Alban Berg ou Karlheinz Stockhausen, que Michaux admirait.  

Michaux tentera de diffuser auprès de ses connaissances les rythmes de la musique orientale et africaine, ainsi que les thèmes traditionnels, religieux et tribaux de nombreuses régions de la planète. De grands compositeurs et artistes de l’époque faisaient partie de son cercle intime, comme le peintre et sculpteur Jean Dubuffet, auquel il offrira de nombreux enregistrements.

DES COMPOSITIONS MUSICALES INSPIRÉES DE L'OUVRE DE MICHAUX

Comme Henri Michaux, passionné de l’univers sonore, de nombreux compositeurs souhaitèrent adapter en musique ses écrits. De grandes figures à l’instar de Pierre Boulez ou Witold Lutosławski tenteront de refléter en musique l’essence de quelques-uns de ses poèmes. D’autres lui rendront un hommage posthume, comme Giacinto Scelsi dans son Quatuor à cordes nº5. Boulez, par exemple, très critique envers la plupart des auteurs qui écrivaient sur la musique, saluait souvent les textes et les critiques musicales de Michaux.

IMPROVISATIONS MUSICALES

Henri Michaux flirta également avec l’expérimentation musicale, bien qu’il ne laissât aucune preuve de cette activité au-delà de ses écrits ou des témoignages de ses voisins. Pour ce faire, il jouait généralement du piano et une série d’instruments à percussion acquis lors de ses voyages —parmi lesquels le tam-tam et la kalimba—, ainsi que tout objet en bois pouvant servir d’instrument improvisé.

L' IMPORTANCE DU LANGAGE ÉCRIT

« J'écris pour me parcourir. Peindre, composer, écrire : me parcourir. Là est l'aventure d'être en vie »


Malgré son talent inné pour l’écriture, Henri Michaux refusa dans un premier temps de s’y consacrer, en prétextant qu’elle l’éloignait de l’essentiel, l’expression libre. Toutefois, il commença à publier régulièrement des écrits sur l’art et la littérature dans la revue belge Le Disque Vert, qu’il codirigerait en 1925, installé à Paris.

L’écriture n’était pas aux yeux de Michaux une fin en soi mais un moyen qui lui permettait de réfléchir aux possibilités expressives du langage et de les explorer. Il cultiva ainsi une prose poétique qui lui permit d’approfondir dans la recherche, de créer des personnages et des environnements qui s’éloignaient de la réalité conventionnelle (il écrivait de brefs récits d’un ou de deux paragraphes inspirés de ses peintures) et de chercher activement de nouvelles ressources pour se démarquer de tout protocole ou grammaire normalisés (par exemple, il inventait des mots dont lui seul connaissait le sens).

LA CALLIGRAPHIE

En explorant les possibilités du langage, Henri Michaux s’intéressa à l’aspect graphique de l’écriture : la calligraphie, la forme des lettres. En ce sens, Michaux puisa son inspiration dans les caractères chinois et japonais qu’il découvrit lors de ses voyages, et qu’il adapta dans ses peintures pour tenter de créer son propre registre visuel. Les mots laissèrent place avec le temps aux images. 

LE LANGAGE PLASTIQUE

« Qui n’a voulu un jour saisir plus, saisir mieux, saisir autrement, et les êtres et les choses, pas avec des mots, ni avec des phonèmes, ni avec des onomatopées, mais avec des signes graphiques ? Qui n’a voulu un jour faire un abécédaire, un bestiaire, et même tout un vocabulaire, d’où le verbal entièrement serait exclu ? »


Henri Michaux trouva dans la peinture un moyen qui le libéra des mots, grâce à l’expérimentation avec un nouveau langage qui lui permit d’exprimer son monde intérieur de façon plus directe et spontanée. Ainsi, l’œuvre picturale de Michaux est le fruit d’une exécution rapide et dynamique.

Pour cela, Michaux travailla principalement avec des matières très liquides, comme l’encre et l’aquarelle, qui favorisent l’exécution de mouvements plus rapides. Il réalisa des compositions pleines de rythmes, de gestes et de signes qui représentent souvent des figures identifiables, comme des personnes ou des animaux, mais aussi des formes abstraites qu’il crée en puisant dans le souvenir des états modifiés de conscience qu’il a expérimentés.

Activités

Foto reflexiones compartidas

REFLEXIONS PARTAGÉES

Découvrez les dernières expositions, les coulisses du montage et bien d’autres curiosités de chaque exposition lors de visites exceptionnelles réalisées par les professionnels du Musée :

Curatorial vision
Mercredi 14 février: Manuel Cirauqui, commissaire de l’exposition.
Key Concepts
Mercredi 21 février: Luz Maguregui, Coordinatrice d’Éducation.

*Mécénat : Fondation Vizcaína Aguirre

En Savoir plus

Conferencia Michaux

CONFÉRENCE JULIÁN DE AJURIAGUERRA ET HENRI MICHAUX

Jeudi 22 février, 18h30

Joseba Mikel Aguirre Oar, élève de Julián de Ajuriaguerra, abordera la relation du psychiatre de Bilbao avec l’artiste et poète français Henri Michaux. Ajuriaguerra a assisté Michaux lors de ses expériences de prise contrôlée de mescaline, recueillies ultérieurement dans son ouvrage Misérable miracle.

En Savoir plus

Michaux Recital textos

TEXTES DE HENRI MICHAUX

Jeudi 26 avril, 19h00

L’œuvre écrite de Michaux a joué un rôle important dans sa carrière artistique. Profitez d'une soirée littéraire avec des poètes, membres de Poetalia, qui nous enchanteront avec la lecture d'une sélection de livres de voyage, de poèmes et de courts récits signés Michaux.

Lieu : Auditorium du Musée

En Savoir plus

Proceso creativo Michaux

PROCESSUS CRÉATIF. MARIE CHOUINARD ET LA DANSE CHEZ HENRI MICHAUX

Vendredi 4 mai, 19h00

La réputée chorégraphe canadienne Marie Chouinard a créé pour sa compagnie un spectacle de danse contemporaine inspirée de la série Mouvements (1952) d'Henri Michaux. Un membre de sa compagnie montréalaise partagera les secrets de ce projet avec le public. Chouinard et sa compagnie sont une référence internationale en danse moderne.

Lieu : Auditorium du Musée

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Ressources

Audioguide et guides adaptés

Audioguide et guides adaptés

Les audioguides, disponibles à l'entrée du Musée, permettent d’approfondir l'information sur les œuvres de chaque exposition.

Consultez auprès du guichet d'Information la disponibilité d'audio/vidéo guides pour les personnes souffrant d'un handicap cognitif, auditif et/ou visuel. 

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visitas-expres

Visites Express

Courtes visites gratuites qui favorisent une transmission concrète et dynamique des contenus artistiques. Consultez les thèmes, les langues et les points de rencontre au Guichet Information.


Entrées: activité gratuite comprise dans l'entrée du Musée. Places limitées (minimum 5; maximum 20 personnes, sans réservation préalable et suivant l'ordre d’arrivée)

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